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Background Modifier

Milith Pucienne est une mage pyromancienne de combat. Initialement spécialisée dans la thermodynamique, elle décida de se reconvertir dans une spécialité un peu plus "efficace" en attendant que la discipline reprenne du poil de la bête (parce que les sorts de niveau 1 pour cuire des poulets, y en avait un peu marre).

Personnage plutôt taquin, assez enflammé, elle reste décidée à servir le bien, à sa manière. Et sa manière, comme ont pu le découvrir certains de ses ennemis à leurs dépends, peut consister à user de ses charmes pour mieux les brûler vifs ensuite.

Elle commença l'aventure auprès de La Compagnie sans Nom, laquelle n'est plus en activité depuis quelques années. Elle a depuis rejoint la Compagnie Fenwick, qu'elle accompagne occasionnellement mais toujours avec bonne humeur lors de leurs pérégrinations.

Récits Modifier

Le début d'une vocation Modifier

Le début de notre histoire prend place à Valtordu. Pour les plus novices d’entre-vous, il s’agit d’une petite bourgade fort sympathique, située à quelques kilomètres à l’ouest du cauchemardesque Donjon de Naheulbeuk (mais aussi de sa bien plus célèbre, et donc bien plus lucrative, taverne). Côté spécialités locales, on compte quand même beaucoup sur les moutons : les fines papilles pourront y déguster de succulents boudins confectionnés avec amour, tandis que les individus atteints de cécité ou de mauvais goût (voire les deux à la fois) pourront s’y procurer des gros pulls roses motif pâquerettes, tricotés à la main. C’est assez moche, ça gratte et ça sent pas toujours très bon, mais au moins ça tient chaud.

C’est donc dans ce petit village que Milith Pucienne décida de passer la nuit afin de s’accorder une pause plutôt bien méritée. Il faut dire que les quelques jours à marcher sous la pluie, à manger sous la pluie, à dormir sous la pluie, et bien, c’était quelque peu irritant.

Dotée par le hasard d’un charisme déjà plutôt faiblard, les intempéries auront fini d’achever cette aura féminine qu’elle essayait tant de préserver. Ses cheveux de feu, gonflés par la pluie, encadraient un visage bouffi et terreux, marqué de cernes impressionnants. Dans son regard éteint, on pouvait deviner toute la lassitude qui l’accablait. Sa robe achetée presque neuve s’effilochait par endroits, formant comme des fanfreluches sur ses extrémités. Seul un impressionnant décolleté plongeant sur deux généreuses mamelles sauvait ce désolant tableau.

Traînant sa robe dans une allée terreuse tandis que les premières lueurs du crépuscule perçaient les nuages, son attention fut attirée par deux enfants sautant dans une flaque boueuse. Au-dessus d’eux, une grande silhouette aux contours indistincts se balançait mollement. Un écriteau à l’orthographe approximative planté à proximité indiquait : « Ici fure pendu 286 voleur des boudins !!! ».

Au Boudin des Lys

« Et bien, on ne plaisante pas avec les boudins par ici... », songea Milith. Traçant sa route vers une rue plus dégagée, elle finit par apercevoir (et sentir) la devanture d’une taverne. L’enseigne stylisée représentait un mouton et la spécialité locale, cerclés d’une inscription au mennzorien médiocre : « Au Boudin des Lys », ou bien, « Au Boudin Délice ».  

Il s’agissait soit d’un jeu de mot plutôt habile, soit d’une coïncidence plutôt heureuse. Amusée par ce qu’elle pensait être une fulgurance de l’esprit du gérant, Milith n’hésita pas longtemps avant de pousser la porte de l’établissement. Et elle ne fût pas déçue.En Mennzorien : "Au Boudin des Lys", ou bien "Au Boudin Délice" La taverne était plutôt sombre, éclairée faiblement par quelques bougies et un feu de cheminée agonisant. Mais outre l’aspect miteux et précaire du lieu, dissimulés avantageusement au regard par la pénombre, c’était un autre de vos cinq sens qui était violemment interpellé. L’atmosphère olfactive du lieu se résumait à un glorieux mélange d’odeur de boudin frit, de bière renversée, de bile émétisée et de sueur. C’était plutôt simple : fermez les yeux, mettez-vous une saucisse dans chaque narine, vomissez-vous un peu dans la bouche en n’oubliant pas d’en garder un peu sous la glotte, et vous pouviez espérer vous donner une idée du crime odorant.

Mais il était bien tard, la fatigue était bien trop grande pour faire demi-tour, et plusieurs clients visiblement éméchés faisaient déjà quelques commentaires graveleux, semblant passer outre l’apparence diminuée de Milith pour commenter subtilement toutes les possibilités qui s’offraient à eux avec « Ces énormes baloches, regarde-moi ça Gérard ! ».Bien trop occupée à respirer par la bouche pour prendre note des ces remarques, Milith se dirigea vers le comptoir. S’asseyant sur un petit tabouret pas trop bancal, elle pu apprécier la profondeur de l’ambiance poisseuse et grasse du lieu, tandis qu’elle décollait laborieusement ses coudes qu’elle avait eu le malheur de poser sur le meuble en chêne recouvert d’une épaisse couche de suif particulièrement adhésif.« Qu’est-ce que j’vous sers mon bon monsieur ! s’écria une large forme qui se dirigeait à pas lourd vers le comptoir. Oh, excusez-moi mam’selle, j’vous ai pris pour un homme !- Y a pas de mal, c’est compréh... ».

La forme ursidée venait enfin de se détacher de l’obscurité, et, disons-le nous, cette apparition n’était pas des plus heureuses.La tenancière, que Milith avait cocassement pris pour un homme, représentait fièrement son établissement. Un peu plus de deux mètres de haut, pas beaucoup moins de large, le front luisant malgré une luminosité bien faible, le gras perlant à travers un haut de coton devenu translucide, des auréoles d’une noirceur terrifiante qui annonçait la mort par choc anaphylactique à quiconque aurait le malheur d’en approcher son nez. Et, enfin, un visage qui aurait pu faire vomir un ogre : des yeux bovins marqués d’un strabisme divergent, une pilosité fine représentée par une magnifique moustache bien noire, qui peinait à contraster avec la crasse qui marquait ses joues.« Il faut essayer les boudins, mam’zelle, et avec une bonne bière de Mliuej ça requinque un homme ! Enfin une femme ohohoh, ahahahah ! ».Luttant contre l’haleine fétide qui se surajoutait à l’ambiance olfactive (et en plus, ça piquait les yeux!), Milith hocha frénétiquement de la tête pour chasser la gérante. Remise de ses émotions, elle se décida à jeter un coup d’oeil un peu plus approfondi au reste de la salle maintenant que sa vue s’était adaptée à l’obscurité.Malgré ce que l’on pouvait penser du lieu, il faut admettre qu’il était plutôt bien rempli. Des tables occupées par de vieils ivrognes, des jeunes paysans frôlant la majorité venus dépenser leurs maigres économies dans un bon repas et sifflant la jeune serveuse, quelques voyageurs de commerce se délectant du fameux « Boudin Délice ». Une taverne standard, en somme.

Toutefois, un personnage attira son attention. Sur une table, près de la cheminée, se tenait une silhouette sombre, fumant la pipe. Son visage, plutôt féminin, était subrepticement éclairé lorsque le feu se ravivait dans son foyer, renforçant cette aura de mystère. On aurait pu la confondre avec l’un de ses fameux rangers du nord, que l’on disait plutôt habiles mais « un peu péteux », si elle ne portait pas un volumineux chapeau de sorcier jaune fluo, qui dénotait forcément avec le reste de la mise en scène.

« Oh, une future collègue ! se félicita Milith. J’irai bien la saluer, mais bon, j'ai pas trop envie de la déranger... ».

Milith venait de passer un examen d’entrée pour intégrer la prestigieuse université de Magie de Glargh : la PACES (Préparation Astringente et Contraignante aux Etudes de Sorcellerie). Ses parents étaient des gens simples, mais ambitieux, et qui voyaient dans les études de leur fille « Pas très bonne, mais pas coconne » un moyen de faire fonctionner l’ascenseur social. La totalité de leurs économies étaient passés dans des cours par correspondance, mais au terme de nombreux efforts consentis, elle fut acceptée dans ce prestigieux établissement. A condition de s’y rendre par ses propres moyens, et donc, à pied.

« Tiens, voilà du boudin ! s’exclama la tavernière en riant grassement. Vous m’en direz des nouvelles ! On fait pas dans la d’mi mesure ici m’dame ! ».

Effectivement, la portion était généreuse, et avait en plus l’avantage d’être servie dans une assiette plutôt propre. Comme quoi, on ne plaisante vraiment pas avec les boudins par ici.

Enthousiasmée par le plat, Milith attaqua férocement. La viande était plutôt savoureuse, bien assaisonnée, la réputation de Valtordu n’était pas volée ! Les plus sceptiques diront que la qualité de l’artisanat a fortement diminué depuis quelques années depuis l’industrialisation de la fabrication et l’importation de matière première bon marché, mais que voulez-vous, le monde est en marche !  Il faut être flexible et compétitif !

La dégustation était bien entamée lorsqu’un nouvel arrivant poussa la porte de la taverne. Emmitouflé dans une cape de voyage, on pouvait toutefois discerner son visage. Des oreilles pointues, et surtout, un visage d’un noir profond. Il s’agissait d’un elfe noir, race dont la réputation n’est plus à faire. A en juger par l’absence de réaction à son entrée dans l’établissement, il devait être un habitué des lieux, et, effectivement, il se déplaça rapidement vers la table à laquelle était assise l’étrange magicienne qui semblait l’attendre.

« Oh excusez mam’selle, j’avais oublié vot’ bière ! ».

La tenancière posa une chope, un peu moins propre cette fois, sur le comptoir graisseux. En prenant quelques lampées de la boisson, Milith tendit l’oreille, intriguée, mais le brouhaha était tel qu’il était difficile de discerner grand-chose. L'elfe noir semblait avoir sorti ce qui ressemblait de loin à un chapelet de saucisse, mais la luminosité ambiante portait à confusion.

Il faut dire qu’elle n’était jamais partie à l’aventure, et cette situation, bien que très stéréotypée, l’enthousiasmait grandement. Une réunion dans une taverne de village, une ambiance feutrée, un aventurier mystérieux rejoignant une sorcière. L’imagination allait bon train… on pouvait se mettre à fantasmer d’une mission secrète, une quête épique comme on n’en entend parler que dans les chansons ! Quelles créatures mythiques allait-il devoir occire, quelle récompense allait-il pouvoir espérer pour sa bravoure ? Milith ne se destinait pas particulièrement à l’aventure. Ni même à la magie, d’ailleurs. Mais ces récits titillaient en elle une certaine envie d’adrénaline, qu’elle tentait bien tant que mal de réfrener.

Le boudin glorieusement achevé, Milith soupira de contentement. Elle prit sa chope, et prit une gorgée de sa bière, fraîche, puis une deuxième. Puis une troisième, qui ne vint jamais.

« Je l’ai déjà finie ? s’étonna t-elle. Je pensais pas avoir une telle descente... ».

Et pourtant, en jetant un coup d’oeil plus inquisiteur à sa chope, la bière était bien là. Mais, très solide. Comme, glacée.>« TRAHISON ! DU BOUDIN FRELATÉ ?! TU ME REFILES DU BOUDIN FRELATÉ ? CA VA CHIER ! ».

Milith n’eut pas le temps de réaliser d’où venait la voix. L’ambiance devint subitement glaciale, les flammes de la cheminée vivotèrent mollement, les voix se turent. C’était comme si toute la chaleur de la pièce s’était évanouie.

« MANGE TES MORTS ! s’écria la magicienne »

L’elfe noir se leva brusquement de la table, une expression de panique profonde sur son visage. Il entama une course vers la sortie. La magicienne pointa un bâton bleu et rouge, prononça une incantation dans une langue ancienne.

Et toute la chaleur réapparu. On pouvait voir l’atmosphère se réchauffer autour du fuyard. Brutalement, un grand éclair de feu illumina la pièce, aveuglant les clients, puis disparu aussitôt.

L’atmosphère avait repris une température normale. Mais le cadavre de l’elfe noir gisait sur le sol, sur le dos. Aucune blessure apparente, pas de plaie, d’ailleurs, pas la moindre trace de brûlure. Juste un mince filet de fumée qui s’échappait de sa bouche, et des yeux devenus opaques, blancs.

« Bordel ! pensa Milith, c’était un sortilège de cuisson interne ! C’est une thermodynamiste ! C'est grave la classe !».

La magicienne épousseta sa robe, et se dirigea vers la sortie. En jetant un dernier coup d’oeil au pitoyable cadavre qu’elle laissait derrière elle, elle murmura : « On plaisante pas avec les boudins par ici ».

C'est ainsi que rapidement, l'écriteau du célèbre arbre aux Pendus fut remplacé, et l'ont pu lire dans les semaines qui suivirent : "Ici für pandus 287 voleur de boudain !!!"

Caractéristiques Modifier


PV PA COU INT CHA AD FOR AT PRD PR
Origine 41 41 10 16 9 13 11 8 13 0
Modifiée

15 16 9 13 11 8 13 4

Équipement Modifier

Armements: Modifier

  • Romorfal© 5000 (+3D aux sorts élémentaires)
  • Arc composite d'elfe sylvain (imitation)
  • Dague de bonne qualité

Protections: Modifier

  • Robe de diffraction de Morzak
  • Ceinture en cuir de dragon rouge artisanale
  • Couronne de récupération

Compétences, traits et capacités Modifier

Appel des renforts, chef de groupe, érudition, langue des monstres, premiers soins, runes bizarres, récupération

Trivia Modifier

  • Milith Pucienne a été crée par Alexandre
  • Elle fut son premier personnage pour un JDR Naheulbeuk, en 2007-2008 (quand même !)
  • Mais la famille "Milith" est assez étendue (Milith Han (archer-mage), Milith Gram (moine combattant), Milith Hanper...), le chef de famille étant Milith Jaluin, tous joués sur un serveur en ligne de Neverwinter Nights.
  • A l'époque où les XP n'étaient pas répartis de façon équitable entre les membres du groupe, elle prit 2 niveaux d'avance sur ses compagnons grâce à ses fameux Eclairs en chaîne critique
  • Par erreur, elle lança une flèche d'acide entropique, dégénérée en "Flèche d'acide multidirectionnelle" à Glargh, dans le très fréquenté "Square des Flèches Clouées". Beaucoup d'innocents sont morts ce jour là.